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Liste Des Drogues

Drogue

Liste des drogues

Les drogues sont des substances qui altèrent le fonctionnement du système nerveux central et peuvent entraîner des effets physiques, psychologiques et comportementaux. Voici une liste des principaux types de drogues, classées en fonction de leur classification générale et de leurs effets.

Le chanvre indien, connu aussi sous son nom latin cannabis, est une espèce de plante de la famille des Cannabaceae. Le chanvre fut très largement utilisé par le passé et il côtoie l’être humain depuis le néolithique. Il a toutefois peu à peu été interdit ou fortement réglementé au cours du xxe siècle en raison de ses propriétés psychotropes. Le cannabis récréatif est considéré comme une « drogue douce », c’est-à-dire n’entraînant pas de dépendance physique, ou de décès par overdose contrairement à l’héroïne, l’alcool ou autres « drogues dures ». Le principal risque du cannabis est : 

La possibilité d’une dépendance psychologique, c’est-à-dire la dépendance à l’effet procuré par la consommation, qui peut causer un repli sur soi pour les personnes psychologiquement fragilisées pour qui le cannabis représente un moyen de fuir la réalité.

CATEGORIE : Perturbateurs / Hallucinogènes stimulants

NOM USUEL : Yamba

FAMILLE : La marijuana est issue de la famille des perturbateurs, c’est-à-dire qu’elle agit sur les sensations et les perceptions de la réalité.

Elle se présente sous forme de feuilles, de tiges ou de fleurs séchées. Elle est fumée telle quelle ou mélangée à du tabac. Elle peut être roulée en cigarette, fumée à la pipe ou encore cuisinée (muffins, gâteaux).

La marijuana vient du cannabis (ou chanvre indien), une plante originaire de l’Himalaya. En fait, on l’utilise depuis des millénaires en Orient, notamment pour la fabrication de cordage et de tissus ou comme médication.

En dilatant les vaisseaux sanguins, la marijuana ou cannabis entraîne des rougeurs aux yeux. Elle diminue la quantité de salive et le taux de sucre dans le sang. Elle provoque donc une forte envie de manger. La marijuana détend et peut susciter la créativité. Elle active les neurotransmetteurs du plaisir et procure une sensation de calme.

Comme la cigarette, un usage régulier de la marijuana ou cannabis peut causer le cancer de la gorge et des poumons. Fumer un joint après avoir étudié en vue de l’examen d’histoire du lendemain matin n’est pas l’idée du siècle puisque la marijuana nuit à la mémorisation. Sa consommation augmente également les risques de crises chez les personnes souffrant d’emphysème ou d’asthme.

Comme pour toute drogue, il est contre-indiqué de prendre de l’alcool avec de la marijuana. Il faut surtout se rappeler que toute combinaison de drogues peut entraîner des complications importantes car les effets s’additionnent sans que la personne s’en rende vraiment compte!

La cocaïne est un alcaloïde extrait de la coca. Puissant stimulant du système nerveux central, elle est aussi un vasoconstricteur périphérique. La cocaïne se présente le plus souvent sous la forme d’une poudre blanche et floconneuse, plus rarement sous forme de cristaux. La cocaïne (ou chlorhydrate de cocaïne de son nom scientifique) qui alimente le trafic clandestin est la plupart du temps coupée – « allongée » – dans le but d’en augmenter le volume, avec des substances diverses telles que le bicarbonate de soude, le sucre, le lactose ou divers autres produits pharmaceutiques et parfois avec du verre pilé. Ces produits de coupe sont susceptibles d’en accroître les dangers par une potentialisation des effets ou par une interaction entre deux produits.La poudre vendue sur le marché clandestin comme étant de la cocaïne n’en contiendrait en fait que 3 à 35%. La cocaïne est considérée comme le premier psychotrope illicite ayant donné lieu à un trafic organisé mettant en place les stéréotypes de ce type de marché soit le fournisseur (futur dealer) et la pratique du coupage. Elle est également utilisée à des fins de dopage. Plusieurs conventions se tiennent sous l’égide de l’ONU afin de la combattre. 

La cocaïne sera progressivement interdite dans la plupart des pays à mesure qu’ils adaptent leur législation propre et classée comme stupéfiant.

Catégorie: Stimulants majeurs
Nom usuel: Coke, poudre, coco, coca, snow

La cocaïne se présente habituellement sous forme de poudre blanche. Elle est reniflée, injectée par voie intraveineuse ou fumée.

Elle est extraite des feuilles du coca, un arbrisseau cultivé en Amérique du Sud, en Indonésie et dans l’est de l’Afrique.  Anciennement et parfois encore aujourd’hui, les peuples qui cultivent le coca s’en servent comme plante médicinale, drogue stimulante, objet de rituel ou chique à mastiquer.

La cocaïne fait partie de la famille des stimulants majeurs, c’est-à-dire qu’elle procure une sensation d’énergie et de performance.

La cocaïne provoque une contraction des vaisseaux sanguins, une irrégularité du rythme cardiaque et de l’hypertension artérielle. Elle procure une euphorie et donne une impression de puissance. La personne qui en consomme ne ressent plus de fatigue, plus d’appétit et plus de douleur. Après cette sensation euphorisante, elle passe à une période d’anxiété avec une sensation de malaise.

La cocaïne, comme beaucoup d’autres drogues, est parfois mélangée à d’autres substances qui peuvent être dangereuses et dont la nature n’est pas toujours connue. La cocaïne risque de créer rapidement une dépendance. Elle peut effectivement donner envie à certains de renifler une autre « ligne » (dose) pour éviter de vivre le creux de vague qui s’en suit. Mais plus la consommation augmente, plus l’anxiété augmente. C’est comme en mer : plus les vagues sont hautes, plus les creux sont profonds. Pas facile de surfer là-dessus! En consommant régulièrement de la cocaïne, une personne peut développer des troubles psychologiques, des délires, des hallucinations ou des crises de panique.

La cocaïne devient dangereuse quand elle est mélangée à un dépresseur tel que l’alcool ou l’héroïne. Il est encore plus dangereux de mélanger la cocaïne avec une autre substance, comme l’ecstasy, car le mélange des deux est complètement imprévisible; il y a donc risque de surdose.

Le haschisch est le nom courant de la résine de cannabis. L’étymologie de ce mot est contestée mais il est avéré que le mot haschisch est d’origine arabe. Le haschisch est un produit manufacturé issu du chanvre appelé également par son nom latin cannabis. La consistance, soit très grasse et collante, soit très sèche et solide, est étroitement liée au mode d’obtention du produit. Le haschisch est, depuis sa banalisation de la deuxième moitié du XXème siècle, surtout fumé, sous diverses formes telles que joint, pipe à eau, pipe en terre cuite en métal ou en bois, chalice, à l’aide d’une cigarette et d’une bouteille, etc. Les effets sont plus assommants en général et en raison de la nature de certains des excipients utilisés, la prise de haschisch peut provoquer des maux de tête lancinants ainsi qu’une fatigue accablante.

L’héroïne ou diacétylmorphine, également appelée diamorphine, est un opioïde obtenu par acétylation de la morphine, le principal alcaloïde issu du pavot à opium. Elle est utilisée à des fins médicales, ainsi qu’illégalement comme substance psychoactive. La prise chronique d’héroïne entraîne une tolérance, une forte dépendance physique et une forte dépendance psychique. L’héroïne devient vite un problème de santé publique et dès 1918, la Société des Nations s’engage dans une campagne contre l’héroïne avançant qu’un produit aussi dangereux doit être supprimé par une action internationale. En 1920, c’est le corps médical américain lui-même qui en demande la prohibition. L’héroïne (diacétylmorphine) est un opiacé semi-synthétique obtenu à partir de la morphine, elle-même tirée du latex du pavot (Papaver somniferum). Elle est obtenue par acétylation de la morphine. L’équipement nécessaire à la production est sommaire même si un laboratoire et des compétences minimums sont requises pour obtenir un produit de qualité.

CATÉGORIE : dépresseur du système nerveux central / Hallucinogènes stimulants

NOM USUEL : Smack, héro

FAMILLE : L’héroïne fait partie de la famille des dépresseurs, c’est-à-dire qu’elle agit sur le système nerveux central en engourdissant le cerveau et en ralentissant le fonctionnement du corps.

Elle se présente sous forme d’une poudre blanche pouvant parfois tendre vers le brun. La plupart du temps, elle est injectée par voie intraveineuse, mais elle peut aussi être reniflée ou fumée.

L’héroïne est un opiacé, c’est-à-dire qu’elle est fabriquée à partir de la morphine qui provient d’une plante appelée pavot. L’héroïne est donc un dérivé de la morphine. En 1888, on pense l’utiliser pour soigner la tuberculose. On la considère alors comme une médication « héroïque » (d’où son nom) qui pourrait remplacer la morphine. Toutefois, les ravages qu’elle cause n’ont rien d’héroïque.

Elle provoque une euphorie tranquille (elle donne l’impression de sauter de joie, de l’intérieur seulement), un apaisement et une sensation d’extase. Lorsqu’elle est injectée, l’effet immédiat peut s’apparenter à une forme d’orgasme (qui se vit également de l’intérieur). Cette première phase est appelée par les consommateurs le « rush ». Elle est suivie d’une sensation d’euphorie et de somnolence qui est parfois accompagnée de nausées, de vertiges et d’un ralentissement du rythme cardiaque et respiratoire.

L’héroïne crée très rapidement une dépendance. Elle crée aussi une tolérance, c’est-à-dire que plus une personne en consomme, plus elle doit augmenter les doses et la fréquence des prises pour retrouver les mêmes sensations qu’elle éprouvait lors des premières prises. La consommation vient à prendre une très grande place dans sa vie, ce qui a pour effet de modifier radicalement son fonctionnement quotidien. Sa consommation peut donc devenir obsessive : la personne y pense sans arrêt. Comme la personne qui consomme en vient généralement à changer ses habitudes de vie en fonction de la drogue, il devient difficile pour elle d’entretenir des relations avec des gens qui ne consomment pas (marginalisation). Cet isolement la place dans une situation à risque d’itinérance ou de prostitution. Pour un héroïnomane, l’état de manque provoque de l’anxiété, de l’agitation et plusieurs symptômes physiques. À l’inverse, une surdose d’héroïne peut entraîner une détresse respiratoire, une perte de connaissance et même la mort.

L’héroïne a des ennemis, c’est-à-dire qu’elle est particulièrement dangereuse lorsqu’elle est mélangée à des stimulants tels que les amphétamines, l’ecstasy ou la cocaïne. Le danger est d’autant plus élevé si elle est mélangée avec des dépresseurs (alcool, tranquillisant, GHB). Une perte de connaissance et une détresse respiratoire peuvent alors survenir.

Les amphétamines sont des substances psychotropes, de structure dérivé des phényléthylamines. Elles exercent un effet psychostimulant majeur et un effet anorexigène.

Selon la proportion de phényléthylamine, on peut augmenter ou diminuer les effets hallucinogènes, stimulant ou anorexigènes. Ainsi, la fenfluramine n’a que des effets bronchodilatateurs, et le STP est un hallucinogène extrêmement puissant. L’ecstasy est un dérivé stimulant et hallucinogène de l’amphétamine.

Généralement, elles sont ingérées, mais aussi injectées par voie intraveineuse, sniffées ou fumées parfois mélangées à un autre produit, voire à un stupéfiant.

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Le crack est un stupéfiant dérivé de la cocaïne. La consommation de la « pasta » (nom donné au dépôt qui se fait lors de l’extraction de la cocaïne des feuilles de coca) est très répandue dans les zones de culture traditionnelle où elle se consomme dans des cigares faites de papier journal. Cette présentation peu onéreuse se développe à partir des années 1970 d’abord au Pérou puis au Venezuela.

Le crack est le résultat de la purification par cristallisation de cocaïne lorsque celle-ci est dissoute dans de l’ammoniaque (technique la plus répandue car la plus simple), du bicarbonate de soude (moins répandu car les dosages doivent être exacts), ou de l’éther éthylique (ancienne technique qui n’est plus utilisée car trop toxique) ; et chauffée.

Cette transformation chimique qui rend la cocaïne fumable lui donne alors l’apparence d’un caillou blanc ou jaunâtre qu’il faut rincer à plusieurs reprises avant de consommer : on dit que la cocaïne est « basée8 » autrement dit transformée en crack.

Les champignons hallucinogènes, champis, champignons magiques, ou encore mush, sont des champignons possédant des propriétés hallucinogènes dues à diverses molécules en fonction de leur espèce.

On retrouve des traces très anciennes de leur usage dans diverses cultures. Ils font encore l’objet d’une utilisation chamanique en Amérique latine notamment. Ils sont alors qualifiés de « champignons sacrés » ou « chair des dieux » (téonanacalt) et on leur prête des vertus enthéogènes.

Du fait de leur puissant caractère hallucinogène, les champignons à psilocybine peuvent causer des accidents psychiatriques graves et durables, parfois dès la première prise. On parle alors de « syndrome post-hallucinatoire persistant », à savoir angoisses, phobies, état confusionnel, dépression voire bouffées délirantes aiguës.

Le chlorhydrate de kétamine est une molécule utilisée comme anesthésique général en médecine humaine et en médecine vétérinaire. Elle fut utilisée pour la première fois par les soldats américains durant la guerre du Viêt Nam, mais on en évita rapidement l’emploi en raison de ses effets secondaires : elle provoque des sensations proches d’une expérience de mort imminente.

En tant qu’anesthésiant, elle pose d’autres problèmes comme l’absence de profondeur de l’anesthésie et des effets secondaires comme des migraines, des nausées, des vomissements, une confusion ou une sensation d’irréalité sont décrits.

La kétamine vendue illégalement provient de sources légitimes détournées, telles que les cliniques vétérinaires mais elle est aussi synthétisée dans des laboratoires clandestins1. Elle se présente soit sous la forme d’une poudre cristalline, soluble dans l’eau ou dans l’alcool soit sous forme liquide.

Le GHB est un dérivé du GBL (gamma-butyrolactone). C’est en mélangeant le GBL avec une base, la plupart du temps de la soude caustique, ou NaOH, qu’il devient du GHB.

Comme drogue, il est utilisé le plus souvent sous la forme d’un sel chimique (Na-GHB ou K-GHB) et il est vendu la plupart du temps sous forme liquide (cristal) mais aussi parfois sous forme de poudre.

L’utilisation excessive et prolongée conduit à la tolérance et à la dépendance physique. Les symptômes de sevrage sont brusques et comprennent l’anxiété, l’insomnie, les tremblements, l’irritabilité, la sensibilité aux stimulus externes (bruit, lumière, toucher), tachycardie et crampes musculaires.

Ces symptômes de sevrage apparaissent de 1 à 6 heures après la dernière prise et disparaîtront après 2 à 21 jours en fonction de la dépendance.

La phéncyclidine ou PCP est un psychotrope hallucinogène. La PCP a d’abord été développée en tant qu’anesthésique, mais a été retirée du marché à cause de ses effets secondaires (hallucinations, agitation). Dans sa forme chlorhydrate, elle se présente comme une poudre cristalline soluble dans l’eau et l’alcool.

La PCP est généralement consommée sous forme de « mess » c’est-à-dire « coupée »(mélangée a du lactose) pour pouvoir être prisée mais elle peut aussi être ingérée a l’état pur, dissoute dans différents breuvages (café, lait, alcool), fumée, ou injectée. 2 Elle se fume parfois mélangée avec du cannabis d’où son appellation de supergrass.